CORRIDA

Le plaisir pervers de tuer et de torturer
Sommaire:

I. Bienvenue dans un monde de cruauté
II. Scandale
III. Avant l'entrée dans l'arène
IV. Qu'en pensent les gens?
V. D'autres victimes
I. Bienvenue dans un monde de cruauté:
Chaque année, en France, plus de 14 000 taureaux sont martyrisés à mort
dans les arènes et cela pour un spectacle barbare, incitateur de violence.
La Corrida, rite sanglant et barbare, consiste à torturer six taureaux durant un quart d'heure chacun. Passé ce laps de temps, le taureau comprend qu'il faut foncer dans le torero et pas dans l'étoffe rouge. Il devient alors un criminel aux yeux des aficionados...
En premier lieu, le picador enfonce une lance (jusqu'à trente centimètres de profondeur) et fouille la plaie, afin de cisailler le ligament de la nuque et contraindre l'animal à baisser la tête. Il ouvre ensuite la blessure en y plantant six harpons de sept centimètres : les banderilles. Puis l'animal est mis à mort, au mieux d'un seul coup d'épée, c'est hélas rarissime, la bête est alors achevée au moyen d'une épée plus courte et d'un poignard. Triste record détenu à ce jour : trente-quatre tentatives !
Nous sommes bien-sûr amener à nous poser quelques questions sur la qualité morale de ceux qui aiment ce spectacle...
Comment la torture d’un taureau peut-elle être considérée comme un art ?
Comment peut-on éprouver du plaisir à contempler un taureau mourir à petit feu?

En effet, pour beaucoup, regarder cet ignoble spectacle se présente comme un art, pour d'autres c'est une traddition, les couleurs leur parait chatoyantes, ils aiment voir la grosse "masse" noire du taureau, épuisé, se lancer dans la cape du torrero.
Celui-ci est applaudit à tout rompre par la foule lorsqu'il porte le coup fatal au taureau; surement est-il considérer comme un héros cet homme qui m'apparait comme un lache assassin.
II. Scandale:

a) On ne tue pas ce que l'on aime:

Car la barbarie est indéfendable. Aucun argument ne résiste à un examen objectif. Importées d'Espagne il y a moins de cent cinquante ans, la corrida ne fait pas partie de nos traditions. Il faut être muni d'un dictionnaire pour en décoder le langage ! L'argument économique ne tient pas non plus : justifier la cruauté par l'argent reviendrait à remettre en cause l'essentiel d'une nation qui se prétend civilisée. Quant à l'art, dialectique éculée qui ne fait plus illusion, Victor Hugo, Courteline, et Malraux, farouches opposants à la corrida, n'ont rien à envier à Goya, Picasso ou Hemingway !
Par conséquent, aux matadors qui prétendent aimer les taureaux, nous répondons : On ne tue pas ce que l'on aime ! Enfin, eu égard à leur prétendu courage, rappelons que, en 1992 à Saint-Sever, des toreros ont organisé une expédition punitive de nuit, par vengeance et par dépit. En effet, on leur avait préféré des tueurs espagnols. À qui s’en sont-ils pris ? Aux organisateurs ? Non pas... Ils ont poignardé les taureaux enfermés dans les corrals ! Ces toreros condamnés en 1994 pour "destruction de biens mobiliers" (sic) sont aujourd'hui des matadors vedettes portés aux nues par toute la presse qui vante leur courage ! Il s'agit de Denis Loré et Stéphane Fernandez Meca...
b) Ecoles de tauromachie et enfants torreros:
Certaines écoles de tauromachie enseignent aux enfants, dès six ans, "l'art" de torturer et de mettre à mort. Les pouvoirs publics leur distribuent, ainsi qu'aux organisateurs de corridas, de larges subventions dont le total se porte à plusieurs millions ! Il s'agit, cela va sans dire, de l'argent de tous les contribuables.

La loi est telle que dans une zone de tradition locale ininterrompue, n'importe qui peut torturer et tuer un veau dans des conditions effroyables. Des enfants s'y font la main, l'épée entre, ressort, on se met à plusieurs pour tenter d'achever l'animal et l'agonie se termine dans un bain de sang.
c) Subventions, séduction et duperies:

Pourtant le code du Travail interdit formellement aux mineurs de moins de seize ans d'être produits dans une entreprise de spectacles. Malgré ce, les organisateurs n'hésitent pas à les utiliser et passer outre, car le public a besoin de sensations de plus en plus fortes. L'arène n'est-elle pas l'ultime endroit où l'on peut encore, en toute légalité, se délecter de la mort de l'animal et parfois en prime de celle d'un homme ? Alors, un enfant, pensez donc ! Nous sommes néanmoins parvenus à faire condamner le directeur des arènes de Nîmes à une amende de 1524 euros pour infraction à la législation du travail.
Pour ce qui est des subventions publiques, le sondage réalisé en 1998, par l'institut Ipsos, à notre demande, montre que 54 % des Nîmois désapprouvent le financement public des écoles de tauromachie. Il ressort aussi que 70,4 % des 18/24 ans sont favorables au remplacement des corridas par des courses camarguaises, spectacles sans cruauté .
La promotion de la tauromachie s'infiltre partout, dans les établissements scolaires et même dans les hôpitaux. À la Timone, à Marseille, de jeunes toreros n'ont pas hésité à monter devant de petits cancéreux un spectacle, certes sans effusion de sang, mais qui amène insidieusement les enfants à aimer le goût du sang et la cruauté. Pour preuve : le directeur des arènes de Nîmes les convia à assister à une novillada* peu après.
La corrida joue sur le registre pervers de la séduction : les couleurs, l'habit de lumière, le dépaysement, la fanfare, le soleil. Tout est pensé afin d'occulter la réalité sanglante, jusqu'à évoquer fallacieusement "ces taureaux que l'on ne tue pas", lors des corridas portugaises. Or, ces taureaux-là sont systématiquement abattus dès leur retour au toril, loin des regards. Ainsi la morale paraît sauve... C'est pourquoi l'Alliance a intenté une action en justice, constat d'huissier à l'appui, pour mettre en exergue l'hypocrisie des organisateurs, qui, au moyen d'une publicité mensongère, créent la confusion dans l'esprit du public.
C'est également très "tendance" d'assister à une corrida. Certains ont honte d'avouer qu'ils n'aiment pas ce spectacle de crainte de ne pas être intégrés. Ils préfèrent laisser faire, laisser dire, faire comme si. C'est ainsi qu'on en vient peu à peu à perdre son âme et à subir la dictature d'une minorité qui joue sur le sentiment de culpabilité. La corrida, devenue la vitrine de la France, les protecteurs des animaux étaient tournés en dérision. Mais depuis quelques années, à force de présence et de travail, la roue a commencé à tourner...
III. Avant l'entrée dans l'arène:

"Les spectateurs des corridas ne fréquenteraient plus les arènes s'il savaient et voyaient par quelles supplices d'enfer des taureaux de combat sont obligés de passer avant d'être lachement torturés à mort devant un public en délire."
En effet, la Corrida est une vaste supercherie où tout est caluclé pour que ce soit l'homme qui gagne. Ce n'est donc pas un combat d'égal à égal.

L'afeitado est une mutilation légalement pratiquée lors des corridas dites de bienfaisance (sic) au profit d'associations caritatives comme AIDES, Chrysalide, Sésame autisme ou La Croix-Rouge, afin de réduire les risques encourus par les toreros qui sont censés se produire à titre gracieux.
« L’afeitado est un procédé indigne qui consiste à scier 5 à 10 cm de corne, à repousser la matière innervée vers la racine et à en refaire la pointe. Le taureau piégé, terrorisé, torturé va subir cette terrible mutilation pendant près de vingt-cinq minutes. La pathologie de la corne étant similaire à celle de la dent, imaginez la même intervention sans anesthésie, les nerfs à vif ! La presse taurine fait état de « cornes explosées, éclatées, de tristes moignons ». Cette amputation est encore plus ignoble quand elle s’accompagne de l’implantation d’un petit morceau de bois afin d’éviter au sang de gicler. Assujetti à des câbles dans une caisse étroite, le cou tordu, la tête déviée, attaché pour la première fois, le taureau cherche à se dégager en se débattant. S’ensuivent déchirures musculaires, arrachements osseux, foulures, etc.
Plus on les ‘arrange’ - terme employé par les toreros – plus les taureaux tombent. Pour l’animal, les cornes jouent en quelque sorte le rôle d’antennes ; les raccourcir revient non seulement à lui ôter toute perception spatiale, mais aussi à le diminuer psychologiquement. »
Tromperie du public, souffrance innommable
pour le taureau. La mutilation de la corne (afaitado)
: l'équivalent poue l'être humain d'une
dent sciée à vif ...
Lors du sciage des cornes, si une hémorragie intervient, on plante un coin de bois, taillé en pointe, que l’on enfonce au marteau... Après avoir souffert du martelage dans le fil douloureux de la corne durant plus de vingt minutes interminables, après avoir subi l’étouffement entre deux planches, encolure tordue, reins brisés,le taureau n’est plus en état de combattre ...
Évoquons également ce que les commentateurs taurins nomment "faiblesse". Doux euphémisme... Les animaux, nourris aux aliments composés, évoluent dans des espaces de plus en plus réduits et manquent de qualité musculaire. La plupart s'agenouillent, pitoyables, dès leur entrée en piste.
De plus, des sédatifs identifiés lors d'autopsies leur sont parfois administrés. Sur 6 000 taureaux tués en Espagne en 1997, vingt-sept prélèvements ont été analysés et quatre ont révélé la présence de produits illicites. On a retrouvé des traces de Fénylbutazona pour dissimuler des boiteries et également des traces de Flumixin, un anti-stress qui tranquillise et favorise l’endormissement !
Enfin, des autopsies en notre possession attestent qu'en 1995 et 1996, une proportion accablante de taureaux était frappée de maladies particulièrement invalidantes. Comment oser dès lors, parler d'un "combat d'égal à égal " ?

"Avec des hurlements , Christina Sanchez annonce à la foule en délire, qu'elle vient de porter le coup fatale au taureau. Le public abruti, en transe, qui assiste dans l'arène de Nîmes à ce spectacle lamentable. ignore que le pauvre animal a été torturé pendant des jours afin de briser sa force, et qu'il a été poussé dans l'arène dans un état d'épuisement total et avec des hémoragies internes."
IV. Qu'en pensent les gens?

– « Vous ne pouvez pas parler de tauromachie si vous n'avez pas vu au moins une fois, une corrida ! » Tel est l'argument principal des organisateurs de corridas.
C'est là une habile argumentation… l'important étant de remplir les arènes pour remplir les caisses, car les passionnés ne peuvent financer tout le spectacle ; alors on fait appel aux touristes de passages…
Combien disent :
– « J'ai été voir une corrida, j'ai été écœuré, je n'y retournerai jamais ! »
Y aller, c'est surtout faire continuer ;
ne jamais y aller, c'est condamner à faire disparaître ces horreurs…
A vous de choisir.
Statistiquement c'est reconnu : plus de 80 % de ceux qui ont assisté à une corrida ne remettront jamais les pieds dans une arène ! Mais ils ont été complices, même de manière éphémère, à faire tourner la machine financière…
La majoritée des Espagnols et des Français sont contre les corridas !

V. D'autres victimes:

Les chevaux de picador
EXTRAITS DES OUVRAGES DE CLAIRE STAROZINSKI
Le cheval de picador a toujours un oeil bandé (parfois les deux, malgré l'interdiction) de façon à être totalement soumis aux ordres de son cavalier et d'ignorer la présence du taureau dont la vue ne manquerait pas de le terroriser. D'autant que (on est jamais trop prudent !) par ses réactions, le cheval pourrait présenter un danger pour les acteurs du spectacle. Pour des raisons identiques, du papier journal serait profondément enfoncé dans le conduit auditif. Outre cette préparation contre nature, des sédatifs leur sont presque toujours administrés avant le début de la manifestation.
Inventé à Nîmes par les frères Heyral en 1921, le caparaçon, protection du cheval de picador, est régulièrement utilisé depuis 1928, date à laquelle il a été rendu obligatoire en Espagne. Son poids avoisine 25 kg. Alain Bonijol, qui organise des corridas privées en famille, a monté une entreprise en 1991. Il possède dix-huit chevaux capables de servir les picadors et fabrique les caparaçons dans son atelier. L'adoption de cette protection ne se fit pas sans mal, nombre d'amateurs estimant le déboyautage nécessaire à la dimension du spectacle ! Quoi de plus amusant que le spectacle d'un animal qui s'enfuyait en déroulant ses intestins ?
Malgré ce, lorsque le cheval tombe sous la charge du taureau et le poids du caparaçon il expose aux cornes plusieurs parties de son corps, vulnérables, car non protégées par le caparaçon : la tête, le cou, les pattes et surtout la partie du ventre laissée à nu pour pouvoir être éperonnée par le picador.
ll s'ensuit de graves blessures comme le 24 septembre 2000 à Floirac, près de Bordeaux, laquelle a provoqué une sortie des intestins. À Aire-sur-Adour et à Mont-de-Marsan deux chevaux de picador sont morts ces trois dernières années, suite à des blessures similaires. Aujourd'hui, je reste persuadée que si les chevaux avaient continué à être étripés de la sorte, l'audience aurait sensiblement diminué et la corrida décliné. En dissimulant l'horreur, on la rend ainsi plus acceptable.

Les chevaux toreros * Utilisés au cours des corridas équestres, eux ne bénéficient, hélas, d'aucune protection. Il leur arrive d'être blessés légèrement mais aussi grièvement. Mais c'est pendant le dressage de quatre ans que se produisent les multiples accidents d'où le plus grand nombre ressort (terme employé par les cavaliers). Ces chevaux doivent faire preuve d'une maîtrise totale dans la mesure où ils évoluent très près du taureau. Contraints d'effectuer tous les jours des pirouettes au cours desquelles le pied vrille, ils peuvent alors se retrouver brisés sous leur propre poids et celui du cavalier
En 1996, à l'occasion d'une visite chez le vétérinaire, il m'a été donné de voir un cheval qui souffrait de dix-huit fractures du pied ! Au cours du seul mois d'octobre 2000, en Espagne, dans deux arènes différentes, deux chevaux sont morts quasiment éventrés par les cornes des taureaux.
Paula Loïs, présidente de l'association Cheval, à Servas, dans le Gard, évoque le terrible destin de ces chevaux : " Il y a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus." précise-t-elle. " En 1998, j'ai recueilli Pueblo, un cheval de 33 ans couvert de pointes de feu. C'est le traitement réservé aux excellents chevaux afin de les prolonger. Je l'ai sauvé de la boucherie et j'ai mis plusieurs jours avant de pouvoir l'approcher pour le soigner tant il était terrorisé. Il était couvert de gale et devenait aveugle. Lorsque ces chevaux-là ne peuvent plus servir, on s'en débarrasse au prix de la viande et ils finissent à l'équarissage."
Pas de retraite pour ces chevaux là !

En 1994 elle rencontre Saludo derrière les arènes, où il attendait, fier et inquiet. Voici ce qu'elle m'a raconté : " Il avait combattu des taureaux qui ne lui avaient rien fait, pour le plaisir et le lucre de son maître. Il a eu beaucoup de frayeurs mais il s'en est toujours sorti, jusqu'à Mont-de-Marsan, où sa bonne étoile l'a abandonné. On y avait organisé une corrida dont les bénéfices, pour donner bonne conscience à tout le monde, devaient être reversés à une entreprise près du dépôt de bilan. Ce jour-là, il n'était pas en forme, on a même parlé de faiblesse. Il a manqué son coup s'est retrouvé brisé par le taureau..."
Saludo est mort pour rien, les arènes étaient désertes, les ouvriers de l'usine ne s'étaient même pas dérangés, la recette a été médiocre et les organisateurs se sont endettés.
Réagissez contre cet acte de cruauté:

-N'allez pas/plus voir des corridas
-parlez autour de vous de ce que vous pensez de cette souffrance animale inutile
- signez des petitions :
- http://www.petition-anticorrida.com/signer.php
De très bons site: http://www.pour-les-animaux.de/la_corrida.html
http://www.anticorrida.org/
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